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Da Decouvertes des Chateaux de France. Oh che bel castello!

- di Maria Teresa Prestigiacomo -

Hans Haber ci fa conoscere una ricerca storica del  meraviglioso castello francese: il castello di Lude.

"Un de mes châteaux préférés au Nord de la Loire, de part son architecture, ses jardins et surtout ses magnifiques intérieurs. 

Le château du Lude se situe dans la commune du Lude dans le département français de la Sarthe.

Situé parmi les châteaux de la Loire les plus au nord, le site est occupé dès le Moyen Âge et devient un point stratégique aux confins du Maine, de l'Anjou et de la Touraine. Occupé par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans, le château devient la propriété de Jean Daillon, chambellan du roi Louis XI, en 1457. Pendant deux siècles, les Daillon œuvrent à l'embellissement du château, et transforment l'ancienne forteresse médiévale en logis de plaisance. Réaménagé à la fin du xviiie siècle par la marquise de la Vieuville, puis un siècle plus tard par le marquis de Talhouët, le château du Lude témoigne de quatre siècles d'architecture française.

Les jardins, façonnés par les différents propriétaires du lieu, ont servi de cadre à un son et lumière qui a fait la renommée du Lude pendant près de quarante ans. Ils accueillent depuis le début des années 2000 plusieurs manifestations, comme la Fête des jardiniers, au cours de laquelle est décerné le prix P.-J.-Redouté. Le château du Lude détient le label « Jardin remarquable ».

Histoire 

Les origines du château du Lude remontent à la fin du ixe siècle. C'est à cette époque, après les premières incursions vikings en Anjou entre 853 et 873, que les seigneurs locaux entreprennent la construction de forteresses pour protéger leurs terres. C'est ainsi qu'est édifié au Lude le fort de la Motte, dans un lieu stratégique aux confins du Maine, de l'Anjou et de la Touraine. Ce château primitif, bâti à une centaine de mètres au nord du château actuel, sur la rive gauche du Loir, ne consistait qu'en une motte sur laquelle s'élevait un donjon.

En 1027, Alain de Bretagne assiège Foulques Nerra, comte d'Anjou, au château du Lude, le castellum lusdii, pour le punir des mauvais traitements infligés à son allié Herbert Éveille-Chien, comte du Maine. Ne possédant pas les troupes nécessaires pour soutenir le combat, Foulques Nerra se soumet immédiatement et restitue les terres ainsi que les otages qu'il avait exigés d'Herbert deux années plus tôt au cours d'une entrevue à Saintes.

Vers la fin du xiiie siècle, les bases d'une forteresse en maçonnerie sont établies plus au sud, à l'emplacement du château actuel. La construction de cette forteresse médiévale s'étale du xiiie au xve siècles. À l'aube de la guerre de Cent Ans, d'importants moyens sont engagés pour assurer la défense de la forteresse, notamment le creusement des douves, l'édification d'un éperon et de remparts en bord du Loir. À l'époque de la bataille de Pontvallain, en 1370, les troupes anglaises menées par Robert Knolles sont repoussées à deux reprises dans leurs tentatives de s'emparer du château du Lude, défendu par le capitaine Guillaume Méron.

Après la défaite de l'armée française à Verneuil en 1424, les Anglais achèvent la conquête du Maine. Sous les ordres du comte de Warwick, ils s'emparent du château du Lude à l'automne 1425. L'occupation anglaise n'aura duré que deux ans. À la fin de l'année 1427, les troupes françaises commandées par Ambroise de Loré, accompagné de Gilles de Rais et Jean de Bueil, reprennent le château du Lude au terme d'un siège de plusieurs jours.

Issu d'une famille poitevine, ami d'enfance de Louis XI, Jean de Daillon fait l'acquisition du château du Lude en 1457. Rentré en grâce auprès du roi en 1468, Jean Daillon fait appel à Jean Gendrot, l'architecte du roi René d'Anjou pour examiner les dégâts causés à la forteresse pendant la guerre de Cent Ans et décider des travaux de restauration à entreprendre.

Jean Gendrot arrive au Lude en 1479 afin de diriger les travaux, et s'installe dans une maison à proximité du château, désormais appelée « maison des Architectes » et inscrite aux monuments historiques. L'architecte amène avec lui une nombreuse main-d'œuvre et fait édifier des maisons pour les accueillir le long d'une rue qui se nomme aujourd'hui « rue de la Gendrottière ». Gendrot rénove entièrement le vieux château et le transforme en un logis de plaisance dans le style de la Renaissance. Les travaux prévus sont importants et s'étalent sur près d'un demi-siècle. La façade sud-est, dite François Ier, est achevée entre 1520 et 1530. Jean de Daillon, propriétaire des lieux, meurt avant la fin des travaux. Son fils Jacques lui succède et mène le projet jusqu'à son terme. La baronnie du Lude est érigée en comté par François Ier en mai 1545.

Le château du Lude reçoit nombre d'hôtes illustres, parmi lesquels les rois Henri IV, qui y assiste en 1598 à sa première procession depuis sa conversion au catholicisme à l'occasion de la Fête-Dieu, et Louis XIII en 1619. Les descendants de la famille Daillon œuvrent tous à l'embellissement du château. En 1675, la terre du Lude est érigée en duché-pairie par des lettres données à Versailles. Henry de Daillon, lieutenant-général des armées du roi, devient ainsi le premier duc du Lude. Il se lie notamment d'amitié avec la marquise de Sévigné, qu'il reçoit au château du Lude. Henry de Daillon meurt sans héritier en 1685. Il lègue le château à son neveu Antoine Gaston de Roquelaure, maréchal de France. Par héritage, le château échoit ensuite aux ducs de Rohan, qui vendent la propriété en 1751.

Le château du Lude dessiné au xixe siècle par Hubert Clerget.

Issu d'une famille de corsaires hollandais établis à Saint-Malo, Joseph Julien Duvelaër, membre de la Compagnie des Indes, acquiert le château et les terres du Lude en 1751.

Mort sans descendance en 1785, il lègue le château à sa nièce, la marquise de la Vieuville, qui en entreprend la restauration en lui faisant subir d'importantes modifications. C'est à cette époque qu'est édifiée la façade nord-est donnant sur l'éperon, dite "façade Louis XVI" sur des plans de l'architecte Jean-Benoît-Vincent Barré qui font pivoter l'orientation du château de 180 degrés. Alors que le château est mis sous séquestre pendant la Révolution, la marquise de la Vieuville réussit à en conserver la propriété. Sa fille Élisabeth épouse Louis-Céleste de Talhouët.

Après le décès de la marquise le château passe à la famille de Talhouët, originaire de Bretagne et dont les membres vont exercer de hautes responsabilités politiques : Frédéric de Talhouët, fils d'Élisabeth et Louis-Céleste, est fait grand officier de la Légion d'honneur et devient président du conseil général de la Sarthe. Son héritier, le marquis Auguste de Talhouët-Roy, maire du Lude, député puis sénateur de la Sarthe, est nommé ministre des Travaux publics en 1870.

C'est lui qui lance, dès le milieu du xixe siècle, une grande campagne de restauration de l'édifice impliquant quatre architectes différents : Pierre-Félix Delarue, Henri Darcy, Louis Parent et Alain Lafargue. Les travaux commencent en 1853 avec la rénovation des peintures de l'ancien oratoire, datant du xvie siècle. La tour nord-ouest de l'édifice, dans laquelle sont aménagés une salle des gardes, une bibliothèque et un escalier d'honneur, est relevée entre 1854 . La façade nord, donnant sur la ville, est restaurée dans le style néogothique par l'architecte Pierre-Félix Delarue.

Enfin, des travaux de réfection de la façade Renaissance sont entrepris, sans en modifier la composition.

Le marquis de Talhouët, puis son fils René, poursuivent les travaux d'embellissement du château jusqu'à l'aube de la Première Guerre mondiale.

Le 10 février 1892 l'aquafortiste vendéeen Octave de Rochebrune réalise une vue du château avec en haut à gauche les armes des propriétaires (no 428 de son corpus de 492 estampes), dont il offre une épreuve à la comtesse Georges de Talhouet-Roy en mars suivant.

En 1928, la façade François Ier et l'oratoire sont classés aux monuments historiques.

Le château reste la propriété des Talhouët jusqu'à la mort de René de Talhouët, en 1948, qui fut maire de la commune éponyme pendant 56 ans; son petit-fils René de Nicolaÿ en devient l'héritier, et c'est sous l'impulsion de sa veuve, née princesse Pia-Maria d'Orléans-Bragance, qu'est créé en 1958 l'un des premiers son et lumière de France, qui fera la renommée du Lude jusqu'à sa dernière représentation en 1995. Le château, son système fortifié d'éperon et de douves, les maçonneries et balustrades des terrasses, les murs de clôture du parc ainsi que la totalité des communs bénéficient d'une inscription aux monuments historiques en 1992.

Le château du Lude est aujourd'hui la propriété du comte Louis-Jean de Nicolaÿ et de son épouse Barbara, fondatrice de la « fête des Jardiniers » en 1994. C'est dans le cadre de cette fête, principale manifestation culturelle du château organisée chaque année au début du mois de juin, qu'est décerné le Prix P.J. Redouté, qui récompense les meilleurs livres de jardin et de botanique parus en langue française. D'autres animations sont organisées chaque été, comme les « Journées potagères et gourmandes »."

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